Au commencement était le web.

Alain Gerlache

Journaliste RTBF Web, Médias, Communication. #médiaTIC (La Première) #Média21 (Classic21) -

Secrétaire-général de la CTF (Télévisions francophones publiques de France, Canada-Québec, Suisse, Belgique)

Maître de Conférences à ULg Liège et UCLMons
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On le sait, Internet modifie les comportements d’achat des consommateurs. Mais ça ne concerne pas seulement le commerce en ligne. On l’utilise aussi dans les magasins physiques. Et dans ce cas on parle de commerce connecté. Vous est-il déjà arrivé d’utiliser votre smartphone pour consulter le prix sur le net, d’un appareil hi-tech ou électroménager ou encore d’un DVD et le comparer à celui qui est affiché dans le magasin où vous trouvez ?

En tout cas, c’est de plus en plus fréquent. C’est une des formes de cette nouvelle interaction entre le net et les magasins physiques. Près d’un consommateur sur 5 dans le monde a déjà quitté un magasin après avoir constaté que le produit qu’il cherchait était moins cher ailleurs. Chez nous, une différence de prix de 5% dissuade 58% des acheteurs potentiels. Et si le produit est 10% moins cher ailleurs, 88% des consommateurs tournent les talons. C’est très loin d’être négligeable donc !

Globalement, selon une enquête dans 12 pays dont la Belgique, menée par le réseau DigitasLBi la moitié des personnes interrogées reconnaissent que l’usage du smartphone a modifié leur comportement d’achat.

Cette interaction entre le net et les briques prend différentes formes. De plus en plus de consommateurs combinent les deux filières. Dans leur jargon, les spécialistes appellent ça le ROPO. C’est l’abréviation de l’équivalent en anglais de « recherche en ligne, achat hors ligne ». Ça veut dire que le consommateur se renseigne d’abord sur internet, avant d’aller acheter le produit dans un magasin.

Ces évolutions impliquent les marques et les commerçants doivent s’adapter à ce nouveau type de public s’ils veulent continuer à l’attirer dans leurs établissements. D’après José Fernandez, Managing Director de DigitasLBi Belgique, ces consommateurs « aimeraient, par exemple, lire les avis d’autres acheteurs sur le produit qu’ils souhaitent acquérir ». Ou alors pouvoir essayer des vêtements de façon virtuelle, sur écrans miroirs grandeur nature.

Il y a quand même des différences entre les pays où l’enquête a été menée. Ilsont été classés en 5 catégories : les pays où le commerce connecté est déjà une réalité et où l’innovation est bien accueillie, c’est le cas de la Chine. Ceux qui sont enthousiastes comme l’ l’Italie ou l’Espagne. Ceux qui sont intéressés mais prudents, puis les sceptiques et enfin les retardataires. Et c’est dans cette dernière catégorie que se trouve la Belgique…

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25.04.14 Retrouvez médiaTIC à tout moment sur SoundCloud, et dans Matin Première (RTBF) du lundi au vendredi à 08:25. Vous pouvez collaborer et réagir à cette rubrique ici-même et via Twitter, Google+ et Facebook. Plus d’infos à découvrir sur MédiaTIC+. Si vous constatez une erreur dans cette chronique, n’hésitez pas à m’en faire part.